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01 septembre 2009: Début des causeries religieuses 1430

" L'attachement des Marocains au rite malékite et leur fidélité à ses préceptes". Causerie animée pas Monisuer Ahmed Toufiq, ministre desHabous et des Affaires Islamiques

Cette causerie a été animée par M. Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, en s'inspirant du Hadith du Prophète Sidna Mohammed, sur Lui prière et paix : "Je vous ai légué deux choses, tant que vous vous y attachez, vous ne connaîtrez point d'égarement: le Livre de Dieu et la Sounna de son Prophète".
Le conférencier a commencé par préciser que si l'attachement au Livre saint et à la Sounna sont un commandement pour tout fidèle, il importe que ces deux sources soient clarifiées et explicitées aux membres de la communauté par les oulémas, d'où l'émergence très tô t, après l'avènement de l'Islam, d'une élite d'oulémas et d'érudits qui ont institué des méthodologies dans la catégorisation, l'explication et l'authentification des sources de la doctrine.

Parmi ces érudits, a expliqué le conférencier, s'est illustré particulièrement l'imam Malik, né dans la ville sainte de Médine en l'an 93 de l'Hégire, et dont l'école (Madhab) s'est distinguée par un certains nombre d'attributs inhérents, notamment au soin qu'il a mis dans la compilation des règles de pratiques cultuelles à l'authenticité avérée par l'usage dans la ville même du Prophète.

Les vertus de l'école malékite en matière de clarification de la doctrine et de traitement des questions inhérentes à la pratique cultuelle tiennent à la prise en compte de multiples aspects.

Il s'agit, en plus de l'observation des prescriptions du Coran et de la tradition du Prophète, de l'importance que le rite malékite accorde aux intérêts bien compris de la collectivité tant qu'ils ne contredisent pas les deux sources de la doctrine, et la place de la coutume selon le contexte propre à chaque collectivité de fidèles, a ajouté M. Taoufik en soulignant que le rite malékite a évolué en parfaite concorde avec les autres rites (hanbalite, hanafite et chaféite) qui relèvent tous de la doctrine sunnite.

Le conférencier a fait remarquer, dans ce contexte, que le Maroc a adopté très tô t le rite malékite en considération des liens particuliers qui unissent les Marocains aux Lieux Saints, terre de naissance du rite malékite, mais aussi en raison de l'avènement de la dynastie Idrissite au Maroc, soulignant le rô le des oulémas malékites dans la mystification des hérésies , notamment kharéjite et obéidite dans le Maghreb islamique dès le deuxième siècle de l'hégire.
Les oulémas et exégèses malékites, a-t-il poursuivi, ont eu à cœur de défendre la Sounna et de combattre la discorde et la sédition, en valorisant le rô le protecteur de la religion assumé par l'institution de Imarat Al Mouminine.

M. Taoufiq a expliqué, dans ce cadre, que la doctrine malékite se décline à travers l'institution de "Machiakhate Al Ouléma', les missions de la fatwa et de la codification des règles, de l'enseignement, de la recherche scientifique et des pratiques cultuelles.
La "mackiakhate al Ouléma", instituée par l'imam malik, trouve aujourd'hui son pendant dans l'institution des conseils supérieur et provinciaux des oulémas, qui assument sous la haute autorité de Amir Al Mouminine , les missions qui leur incombent dans les différents domaines de protection de la religion, a fait observer le conférencier.

Le gage de réussite de ces missions, a-t-il dit, et que le Alem offre l'illustration éloquent des vertus de probité d'intégrité, de rectitude et de dévotion qui lui valent le respect et la révérence de la communauté , a-t-il indiqué.

A l'issue de cette causerie, SM le Roi a été salué par M. Azdine Omar Moussa, doyen de la faculté des sciences stratégiques à l'université Nayefe arabe des sciences sécuritaires à Ryad, Cheikh Brahim Mahmoud Diop, secrétaire général de la rabita des ouléma du Maroc et du Sénégal, le Pr Brahim Ben Ahmed Kindi, enseignant à l'université Soltane Kabous au Sultanat d'Oman, le Pr Mohamed Ahmed Chafii, président de l'Association nigériane de la fraternité islamique, premier vice-président du conseil islamique nigérien.

Le Souverain a également été salué par M. Amar Talbi, un alem d'Algérie, M. Ahmed Maabad Abdelkarim, professeur au département du Hadith à la Bibliothèque des sciences de la religion à Zaqaziq (Egypte), M. Mohamed Jamal Hassan Abou Al Hounoud, directeur général de Machiakhat Al Maqaria (Palestine), M. Abou Al Kacem Al Alioui, chef de cabinet du ministre tunisien des Affaires religieuses et Cheikh Idriss Kadouss Kouni, président du conseil national islamique et grand imam en charge des Affaires extérieures au conseil supérieur des imams (Côte d'Ivoire).

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