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SM le Roi, Amir Al Mouminine, préside la deuxième causerie religieuse du mois sacré de Ramadan

SM le Roi, Amir Al Mouminine, préside la deuxième causerie religieuse du mois sacré de Ramadan

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de SAR le Prince Moulay Rachid, a présidé, lundi 22 juin 2015 au Palais Royal à Rabat, la deuxième causerie religieuse du mois sacré de Ramadan.

Cette causerie a été animée par M. Abdelhaq Guiderdoni, astrophysicien, directeur de l'observatoire astronomique de Lyon sous le thème "les manifestations de la grandeur du créateur dans l'ordre de création" s'inspirant du verset suivant : "En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre disant : 'Notre Seigneur! Tu n'as pas créé cela en vain'. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du Feu" (coran).

Le conférencier a entamé sa causerie en soulignant que le mois sacré de Ramadan est propice à l’observation, par les musulmans à travers le monde, des phénomènes de l’univers, notamment le mouvement de la lune et l’alternance de la nuit et du jour, sachant que le début et la fin de ce mois, à l’instar des autres mois du calendrier hégirien, sont opérés selon le mouvement de la lune et que le mois sacré est entamé une fois le croissant lunaire observé. 

"L’avènement de l’Islam a eu le mérite de rompre avec les pratiques mensongères de l’ère de la Jahilia en matière d’observation et de méditation de l’univers et le Saint coran nous apprend que ces phénomènes sont le fait exclusif de Dieu, comme il ressort du Hadith du prophète Sidna Mohammed, sur lui salut et prière : "Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes de Dieu. Ils ne s’éclipsent pas à l'occasion de la mort de quelqu'un. Lorsque vous voyez une éclipse, priez et faites des invocations jusqu'à ce que tout danger soit écarté de vous", a dit le conférencier. 

Il a précisé que les noms sous lesquels Dieu est invoqué (Asma' Allah al Husna), les plus beaux noms de Dieu, renvoient tous à cette réalité, ajoutant que le Tout Puissant a crée l’univers du néant et qu’il fait alterner ses créatures. Citant le verset du Saint Coran "En vérité, votre Seigneur, c'est Dieu qui a créé les Cieux et la Terre en six jours et S'est ensuite établi sur Son Trône", le conférencier a relevé que ce verset renseigne sur le fait que Dieu a crée l’univers sur plusieurs étapes bien qu’il soit en mesure de le créer d’un seul coup. 

La création de l’univers est ainsi un processus évolutif dans le temps, a dit le Alem, ajoutant que ce faisant, le Tout puissant veut que cet univers soit porteur de signes et que sa création procède de sa grandeur et de sa beauté, le tout devant favoriser l’adoration et la connaissance de Dieu. 

Il a ensuite fait remarquer que les créations obéissent à une logique et une organisation bien définies, expliquant que le mouvement de la lune et des autres planètes, le reflet de la lumière et le montage chimique des corps et leur interaction sont tous le fait du créateur et traduisent sa sagesse et sa pérennité. 

Si cet univers répond à une organisation parfaite, c’est parce que Dieu se montre miséricordieux envers ses créations pour qu’elles puissent le connaître en méditant ses signes qui s’illustrent dans l’univers. 

Le conférencier a, par la suite, souligné que les Oulémas sont les plus aptes et les plus enclins à méditer cet univers pour en déceler la sagesse et la grandeur du créateur, relevant que les Oulémas musulmans assuraient aussi la traduction des textes scientifiques de l’époque allant même jusqu’à mettre en place des vocables et des terminologies équivalents à ceux utilisés par les savants grecs, s’illustrant ainsi notamment en matière d’astrologie.

Le conférencier s’est réjoui que de nos jours, la science nous permet de consolider davantage notre connaissance de Dieu à la faveur notamment des progrès de la météorologie et des inventions comme les télescopes, ajoutant que la connaissance de l’univers est à portée de main puisqu’elle est vouée à l’assimilation de la sagesse qui préside à la création de l’univers. Cette connaissance est toutefois sujette à la perfection sachant que toute question que soulève l’univers renvoie à d’autres questions plus délicates et plus compliquées, a souligné l’orateur.

Il a indiqué qu’il est du devoir du musulman d’invoquer Dieu debout, assis, couché sur ses côtés comme indiqué dans le verset objet de cette causerie, ajoutant que cet univers est beaucoup plus vaste que ce que l’être humain peut imaginer comme cela est indiqué par les différents rites musulmans.

Le conférencier a conclu son propos en soulignant qu’il n’ya point de divergence entre la science et la religion en matière de connaissance de l’univers, la première nous aidant à percer cet univers, la seconde à nous rendre compte que cet univers est l’une des manifestations de la grandeur du Tout Puissant. Le saint Coran incite les croyants à mieux connaitre l’univers par le truchement de l’adoration de Dieu. Le musulman doit aussi rendre grâce à Dieu pour avoir révélé à son messager le Saint Coran qui décline les modes et la sagesse de la création de l’univers. 

Au terme de cette causerie, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq, a présenté à SM le Roi, Amir Al Mouminine, Al Moshaf Al Mohammadi, psalmodié par le récitateur Taoufiq Nouri de Fès, selon la lecture Ouarch.

Ce Moshaf a été enregistré sur cassettes audio, des CD et des MP3. 

SM le Roi a été salué par la suite par les Professeurs Rafea ben Achour, penseur et juriste tunisien, Ammar Jamaii Talbi, vice-président de l’association des oulema musulmans algériens, Mokhtar Ould Abbah, président de l’université islamique de Chenguit de Mauritanie, Abou baker Foufana, président du conseil supérieur des Imams de Côte d’Ivoire, Haj Othmane Znaydou, universitaire à l’Université de Niamey (Niger), Jamal Abou Al Honoud, conseiller du ministre des waqfs et des affaires religieuses (Palestine), Fanso Mohamed Jami, président de la Fondation Mohammed VI pour la Paix en Gambie et Mohamed Dico Debert, responsable de l’administration de la Daoua au conseil supérieur des affaires islamiques au Gabon.

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