islamaumaroc

السلوك السني للمؤمن [بالفرنسية]

  عبد العزيز بنعبد الله

275 العدد

devient alors le creuset ou réceptacle où se fondent et se confondent toutes les clartés de la Providence et de la Proximité de Dieu. Mais là aussi, toutes une gamme d’états psychiques doivent être strictement observés dont le moindre est le soin méticuleux des intimés secrètes du subconscient. Le flux gnostiques, accompagnant ainsi les inspirations divines, est de nature à infléchir, alors, les lueurs transcendants. Une vigilance accru- dont la grande sagesse- émane de ce processus qui demeure le fil conducteur dans cet acheminement vers Allah.
lement par une cure de désengagement, au sein, d’un concert coranique harmonieux aux perles de culture ; un scaphandrier recherche les véritables dans les profondeurs. Cette dialectique géniale est le processus de vulgarisation le plus adéquat par lequel ou synthétise la transcendance.
C’est là une orientation heureuse, un mode agissant de direction où l’initiateur est un pédagogue qui façonne, en optant pour la meilleure impression, des états de consciences. Une lecture romancée, incrustée de contes dépeignant les merveilles des Soufis, est certes nécessaires, mais nullement suffisante, pour le déclenchement d’une fruition introspective. La théorie s’extériorise, alors, par une pratique sunnite judicieuse et un comportement culturel bien adapté aux préceptes coraniques, le moumin doit s’adjoindre un maître doté de créativité, de puissance d’actualisation et ferme volonté, pour accéder à une félicité totale. L’eau vive de la grâce divine inonde la transconscience ; un débordement du cœur actu la transcendance des degrés sublimes . une étroite accommodation à l’Ethique est impliquée par les Présences, c’est-à-dire les divers plans de l’essence ou de la nature de l’être, source subsistantielle immanente. La morale coranique policée qui s’impose dont est le substrat des états et stades dans lesquels évolue l’initié. « L’Islam- dit le Prophète-est cerné par les nobles vertus et les mœurs raffinées ». Un acte qui respecte les règles de la politesse-affirme Anas Ibn Malik-est susceptible d’être agrée de Dieu. Une indélicatesse dans le comportement est par contre une marque de privation. Nulle exemption des exigences de la charia n’est concevable, pour un moumin, quel que soit le degré qu’il atteint dans la hiérarchie initiatique. Dans ce stade, l’initié est en vision interne de Dieu dans son invocation est en vision interne de Dieu dans son invocation ; une haute maîtrise pèse lourdement sur ses actes ; une pudeur infinie l’astreint à un auto-contrôle sans faille, seul moyen d’une transcendance. Ainsi donc, chaque étape dans le chemin de dieu est commandée par un code particulier de la science des mœurs et de la morale. (3) La première, parmi les trois étapes, est celle de l’Islam ; c’est le stade du repentir ou du retour à Dieu. La rétractation qui en découle est une véritable infrastructure, sorte de quatuor où l’initié tente de rebuter tout contact avec des indésirables, recherche le soutien moral des compagnons adéquats, fuir les lieux de plaisir illicite et ressentir une vie amertume à la réminiscence de toute luxure antérieure. La seconde étape est celle afférant à une réadaptation du croyant, lui assurant une probité irréprochable, sur le double plan, temporel et spirituel. Il s’agit d’un fondamentalisme s’accommandant aux rigueurs sunnites, dans la pesée et l’acte, d’une manière assidue et régulière. En se contrôlant minutieusement, le moumin s’assure : un minimum de pondération des les élans du cœur, un rebut efficient de tous penchants imaginatifs fondés sur des chimères et enfin une ferme résolution dans le credo et le culte. La pitié est, dans une troisième étape, un leitmotiv ou motif conducteur dans le cheminement de tout moumin qui doit s’ingénier à se libérer, par acquit de conscience d’un superflu, même licite, dont on peut aisément se passer et de tout excès aboutissant fatalement à une rupture d’équilibre. Quant à la dernière étape, elle de la foi, elle se cristallise dans un dévouement total et un fidèle attachement à ses engagements vers Dieu. C’est une servilité faite d’abnégation de soi, d’auto(imputation de défauts et vices, d’appréhension anxieuse, suscitant des invocations réitérées et un surcroît de fidélité. Dans ce contexte, une sincérité objective s’allie à une véracité dégagée de toute défection : Le vrai moumin tend alors à se purifier, à se libérer de tout psychisme aberrant, s’acquitter ponctuellement de tous ses devoirs envers ses semblables dont il doit ménager les susceptibilités, en agissant avec réserve et circonspection, grâce à une crainte pieuse et d’empiètement sur les droits sacrés des êtres, de tous les êtres. Là, une quiétude entière envahit la transconscience, mue par cette foi agissante ou cette certitude infuse qui est la marque indélébile de la sainteté. Le coeur Et de la Sounna, sans bigotisme ou resserrement outrancier, traduit par une indélicatesse alimentaire ou vestimentaire. C’est là un échelonnement transcendant des états d’âme, rigoureusement aligné sur un behaviorisme authentique qui ne refuse guère impulsion introspective contrôlée, dégagée de tous caprices fantasques ou sautes d’humeur excentriques. V’est l’atout approprié pour éliminer de la psyché tous fatras capricieux et lui imprimer une luminescence épuratoire. Tout dépassement excessif des limites légales est décommandé par le chraâ. Cette ligne de démarcation s’esquisse par un disposition spontanée à obéir et à se soumettre, sans trop-dirait Ibn Abbbad- de réserves restrictives, mouvements d’austérité abusive ou rigueur puritaine. Les fluctuations de la conscience constituent le ressort foncier de toute ouverture concrétisée par une ferme intention, une forte créativité et concentration du cœur. Maints initiés ont opté, dans leurs errements, pour l’ascèse excessive, négligeant le facteur préjudiciel en l’occurrence, à savoir une dépuration préalable à toute intimité introspective. Tout excès se traduit, en fin de compte, par un dérèglement de l’intellect, un déséquilibre psychique et des trouves somatiques. Cette excentricité dénote une méconnaissance flagrante de la Sounna et de la pratique universelle de la Oumma (communauté). Chaque système a ses inférences ; les flaschs épiphaniques de l’un sont impromptus, se déclenchant au moment où on s’y attende le mois ; les accès sont alors libérés, les ouvertures dégagées, grâce à une luminance projetée par l’élan naturel, spontané et sincère du croyant. Le cœur s’épanouit, sous l’heureuse impulsion d’un flux théophanique et d’une effusion sacro-sainte. La résultante se cristallise n une certitude positive suréminente. Les optimums de ce processus ne s’opposent nullement à certaines accommodations culturelles appropriées tels l’isolement érémitique, la cure de silence et la retraite spirituelle. La tradition authentique corrobore toute pratique non susceptible d’enfreindre les impératifs  catégoriques de la loi sociale islamique. Dans l’analyse des mobiles d’un certaine difficulté d’insoumission de l’initié à l’ordre divin et des quelques incartades impertinentes qui marquent ses agissements – ces déviations sont l’aboutissement fatal d’une autonégligence,  c’est-à-dire d’un laisser-aller capricieux incontrôlé. Le redressement d’un tort quelconque et l’équilibration d’une psychose nécessitent une actuation mortifiante immédiate, suivie de retraite spirituelle, de cure diététique, de concentration liturgique, loin de toutes motivations temporelles ou d’irrésolution. C’est en s’adaptant à la tradition du prophète et en s’ingéniant à dématérialiser les actes volitifs que l’initié épure les élans de sa transconscience. Toute transmutation demeure l’œuvre exclusive de l’Omnipotent. L’Ordre divin ne souffre guère d’infirmation dans les relations de cause à effet, concept péremptoire dans les enchaînements rationnels de notre Monde. Une pleine clarté solaire est fonction d’une dispersion totale des nuages ; les éclats d’une vive luminescence ne sauraient jaillir qu’au sein d’un cœur dégagé des velléités mondaines et des virtualités cosmiques ; une image virtuelle ne peut en effet se projeter sur l’écran d’une conscience impure. Les caprices qui assaillent le for intérieur provoquent des troubles psychiques qui obnubilent et éloignent de la Présence Sacro-sainte. Seul l’avènement de la grande ouverture élimine les perturbations de l’âme, par le flux lumineux de la gnose, sublime connaissance de Dieu. Une incidence ténébreuse, suscitée par  une déviation ou une incartade quelconque, affecte la clarté scintillante de la souveraine lumière. Les plans de l’être ou présences telle la présence du cœur sont incompatibles avec toute scorie ou crasse éventuelle. D’autres part, « sois conscient que le Décret Infrangible de Dieu à ton égard est bien la situation dans laquelle tu évolues ; y acquiescer servilement est la meilleure des options ; résigne-toi donc à son acte volitif et n’aspire guère à un état auquel rien ne te destine ». toute requête à un dé lai d’exécution ; rien ne saurait abréger une échéance. S’armer de patience, c’est savoir garder sa quiétude et don sang-froid, dans l’expectative, c’est-à-dire dans une persévérance qui se double d’espérance. L’espoir est,  en l’occurrence, une attente de pied ferme, car fondée sur une promesse sublime où Dieu ne s’engage guère à la légère. Un trouve provoqué par des probabilités chancelantes s’éclipse fata- Ses biens apparents et internes », par le fameux exégète Ibn Abbas qui précise que toute délectation matérielle constitue un bienfait exotérique, tandis les calamités s’abattant sur l’initié sont, sur le plan ésotérique, des touches divines, initiatrices de bonheur. La nature de toute « politesse » réside donc – selon ces divers approches – dans une codification tendant à assurer au moumin une perfectibilité des rapports, le liant d’une part à son Seigneur et d’autre part, au monde angélique et apostolique, ainsi qu’à tout le gendre humain, quelles qu’en soient les catégories et les espèces. Si on s’ingéniait, alors, à analyser ces données,  l’éthique « policée » sublime se réduirait – à deux versions qu’on ramène à une seule : une symbiose juridico-mystique, concrétisée par des actes surérogatoires et des actuations destinées à sublimer tout état comportementiel ; et ce, dans un contexte de servilité révérencielle à  la Souveraine magnificence. Cette finalité ne saurait se réaliser pleinement chez le moumin qui demeure assujetti à certaines mœurs vulgaires, l’éloignanant de la Présence Anglobante. Le profane croit bine faire, mais l’initié en éludant toute tentation de ce genre, doit, trier rigoureusement ses options pour s’aligner strictement sur les normes de la Charia et les préceptes de la Tradition prophétique.
Toutes les vertus et convenances émanent, au fond, d’une « caractérisation » innée, actuée par la grâce divine en dehors de toute potentialité humaine. L’initié est hautement inspiré par une insufflation luminescente de l’Omnipotent, adéquatement qualité par la Sagesse Théosophae, pour s’adapter à l’Ethique transcendantale, à travers un effet soutenu d’éducation, de mortification et de purification. Cette qualification gît virtuellement, en puissance, tel un nucleus générateur de vitalité formelle. C’est un traitement et une initiation appropriés que le feu jaillit du briquet et le palmier dattier du noyau. L’âme, réceptacle du bien et du mal, est façonnée par une acculturation, grâce à laquelle une épuration psychique se double d’une « moralisation » discursive d’où jaillit spontanément une éthique « policée ». La prédisposition au changement caractériel chez l’homme est une preuve de perfectibilité de sa nature. Ce concept n’est guère infirmé par l’exégèse herméneutique aberrante du verset coranique qui dit : « Pas de changement dans la création de Dieu » ou par l’interprétation superficielle du Hadith affirmant que Dieu a imprimé une forme définitive à quatre des éléments primordiaux, chez l’homme, dont la structure matérielle, chez l’homme, dont la structure matérielle et le caractère moral. Dieu n’-a-t-il pas dit, en parlant de l’âme : « Comme Il l’a bien modelée, en lui inspirant son libertinage et sa piété ; heureux celui qui la purifie ! Mais celui qui la corrompt est perdu ». (Sourate du Chams (Soleil), verset 8). D’où la nécessité d’un éducateur et d’un guide de conscience, c’est-à-dire le Maître qui aide son disciple à formaliser les virtualités qui existent en puissance. C’est pourquoi l’éducation est axée sur une certaine liturgie de la thariqa, substract de toute initiation, conditionnée par une gamme de litanies dont le Coran et l’observance des Cinq Prières qui demeure la condition sina qua non, surérogatoirement soutenue par « Slat ala en-Nabi », invocation de dieu, pour le salut et la bénédiction du Prophète. Ces actes cultuels doivent être accomplis, en pleine confiance dans le pure grâce divine, sans mortification ni effort soutenu dans l’ascèse.
Le fait que notre religion est dégagée de tout engagement érémitique et isolement du monde est une marque d’originalité de l’Islam dans sa phase initiale où le catalyseur essentiel résidait dans la conformation ésotérique de l’âme et la structuration d’un sentiment plénier de gratitude envers le Pourvoyeur Suprême. Trois siècles après l’avènement transcendantal devait impliquer, sans l’impulsion d’exigences conjoncturelles, un surcroît de mortification de la chair et des passions, de souffrance, d’endurance et de privation. Deux options oppés qui impriment respectivement une procession préalable du cœur ou une démarche strictement corporelle. Point n’est besoin de signaler, dans ce cas, l’excellence d’une adhésion psycho-spirituelle, véritable élan du cœur, sur tout mécanisme purement somatique. Il s’agit spécifiquement d’assurer un équilibre adéquat des pulsations spirituelles, en adhérant, avec aisance, à l’esprit intime de la Charia , comporte à la fois le Droit dû à Dieu et les Droits réservés à sa créature.
3) Ethique du Vrai, qui consiste à s’adapter aux exigences de la vérité par une soumission irréversible et inconditionnelle aux sentences et directives divines, quel que soit le degré de l’émetteur. Ainsi, une vérité, imprimé d’une telle vertu, demeure constamment et valablement agissante. L’acquiescement au vrai est une qualité essentielle chez le moumin parfait, abstraction faite de l’âge ou des contingences sociales de l’agent de transmission.
4) Ethique de la réalité qui consiste, au contraire, à se dégager de toute prétention ou  vanité et à sen remettre à Dieu, en lui faisant entièrement confiance et en se reposant péremptoirement sur lui ; Cela se réalise par un autocontrôle permanent, un effort soutenu de domination et de méditation et une contemplation révérencieuse des singes de Dieu. Abdellah Ibn El-Moubarak définit cette éthique révérencielle comme la conscience des dimensions de la psyché. Commentant cette sentence, l’au ur des Awarifs précise bien que l’âme est la source de toutes les méconnaissances et les ignorances. Se connaître soi-même, c’est se réaliser, grâce à un flot d’inspiration luminescente. La tradition ne rapport-elle pas que celui qui est conscient de soi est apte à connaître Dieu ?  Etre conscient – affire en-Nawawi dans ses Fatawi – de sa faiblesse, de son dénuement et de la servilité, c’est apprécier avec justesse l’Omnipotence, la Suzeraineté et le Perception absolue dans le cadre des attributs Divins.
Deux autres acceptions de ce hadith sont rapportées par Ibn Attaa Illah, citant son maître, Abou Al-Abbas et Murci : d’une part, une auto conscience, c’est-à-dire une profonde conscience de soi qui fait transcender l’initié vers la connaissance de dieu ; et d’autre part, une gnose ou une sublime conscience de l’Etre, source d’une connaissance d’ordre secondaire, ou de son propre être. La première version concerne les initiés normaux, ceux qui ont parcouru les étapes mystiques normales et la seconde, les attirés, autrement dit les aliénés élus par Dieu et qui transcendent spontanément, sans effort personnel ni souffrance, ni peine. Abou Talib et Mekki donne, dans son célèbre ouvrage ‘Qoût et Qoloüb’ (Nutrition des cœurs) – qui est le code des Soufis – une troisième version explicite, à savoir : si tu te connais toi-même et tes propres qualifications devant marquer tes relations avec tes semblables, rebutant ainsi toute opposition et toute critique à ton encontre, tu seras amené à mieux connaître Dieu et ses Attributs et à observer le rigoureux devoir de bien agréer son destin et de te comporter envers lui, de la même manière que tu désires voir les gens se comporter envers toi.
Ces trois versions se complètent et convergent vers le but recherché ; dans la synthèse de toutes ces recensions, Es-Souyouti corroboré par Nawawi dans ses Fatawi-fait remarquer que ce hadith n’est pas authentique. C’est un adage attribué par Ez-Zarkachi et Sam’âni à Yahia Ibn Mo’âd Er-Razi. L’Ethique « policée » fait ainsi l’objet d’une multitude de définitions. Les uns comme Ibn Atâa IIIah y voient l’obligation de s’astreindre à ce qui est bon, optant constamment pour le mieux dans son cheminement vers Dieu. Dans ses états à la fois statiques et énergétiques, l’initié réalisé alors l’optimum. Pour d’autres, il s’agit  de s’ingénier à policer ses agissements, en s’adaptant exotériquement à la Charia et ésotériquement à la Haqiqa (Réalité), recevant réverentiellement  et de bon cœur tout ce qui vient de dieu, comme le meilleur des biens à réaliser ; les maux eux-mêmes sont considérés comme des bienfaits, étant infimes par rapport à d’autres plus graves et constituant des primes anticipées pour le croyant. C’est dans une vision du bien-être dans les malchances, du bonheur dans le malheur où réside le summum des accommodations éthiques. Le grand gnostiques abderrhamane Ben Mohammed Al-Fassi rapporte (2) le point de vue avancé, à propos du verset coranique : « Il (dieu) vous a dotés de


Comportement Sounnite du Croyant
Par
Abdelaziz Ben-Abdelah
Membre de l’Académie du Royaume du Maroc et des Académies Arabes

Cet exposé a pour objet l’analyse de la nature de l’Ehtique chez le moumin et l’esquisse d’un compendium des vertus qui caractérisent le comportement idéal d’in initié et la transcendant devant aboutir à la sublimation de l’acte cultuel et de l’actuation psycho-spirituelle de la transconscience.
Les grands maîtres de la gnose considèrent l’Ethique comme une assise foncière de la morale (1), d’autant plus qu’elle constitue une sorte de « politesse comportementielle » préalable qui prime toute qualification moralisante et toute fluctuation agissante, marquant les options les plus subtiles du moumin. C’est l’aspect sublime dans la voie de dieu qui synthétise l’idéal dans sa forme la plus parfaite et syncrétise le processus transcendantal de l’initié, à travers les états et les étapes dont il est le support et le substrat.
L’observante stricte de cette « politesse » éthique est un couronnement plénier de la transcendance. Toute déviation dans ce cheminement, est un biais impardonnable quel que imperceptible soit-il !La moindre incartade est l’inifinoe anicroche aboutissent à une rupture d’équilibre, c’est-à-dire à un transbordement sinon une véritable déchirure. En effet, à chaque état ou stade son éthique/ Cet ensemble d’actes ou de gestes raffinés, de règles et usages polis sont le propre d’un homme parfait ; en être dépourvu constitue une des privations les plus irrémissibles. Ce raffinement consiste, en une double éducation, à la fois exotérique et ésotérique. Seul un gnostique policé dans ses agissements extérieurs et introspectifs, est digne d’une perfectibilité éthique.
Ce code de convenances morales s’élabore en quatre séquences :
1) celle axée sur la charia, c’est-à-dire un raffinement d’ordre supérieur marqué par la Providence et divinement inspiré. C’est cette Morale transcendant que Dieu a bien inculquée au Prophète et que celui-ci nous a transmise.
2) acte de serviabilité ou service religieux consistant en une célébration adéquate de l’office divin ou servilité révérencielle vis-à-vis du Souverain Suprême. La législation divine, en l’occurrence, élabore une approche vers le Créateur, sorte de mouvements transcendant vers Dieu. Cette séquence est exclusivement divine, tandis que la séquence antérieure, celle


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1) se référer à cette qualité dans le hadith
2) Dans ses Annotations sur le Commentaire explicatif du Traité dogmatique d’es-Sanoussi.
3) d’après le hadith d’Ibn Omar rapporté par Al-Boukhary.

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