islamaumaroc

الإسلام والواجبات الأساسية [بالفرنسية]

  محمد ابن شقرون

275 العدد

(fiqh, droit, politique, sociologie) qui ne sont pas nécessairement consacrés aux Ibadat, des chapitre plus ou moins développés qui traitent essentiellement des grandes pratiques culturelles. C’est le cas par exemple de cette œuvre assez bien connue que H. Laoust a édifiée pour faire connaître les Doctrines Politiques et sociales d’Ibn Taymiya ( Le Caire, 1939). La question qui nous intéressé ici occupe dans l’ouvrage en question les paques 320 à 370 chapitre premier. Devoirs fondamentaux de l’Islam. Pour étudier les idées sociales et politiques du grand imam hanbalite. Laoust a cru bon et nécessaire de partir de la base, des « Ibadat » par lesquelles débutent généralement les traités du fiqh pour saisir la pensée de son auteur sous tous ses aspects.
C’est le cas encore de cet ouvrage qu’a consacré H. Lamens à l’Islam d’une façon générale. L’auteur a voulu embrasser d’un seul coup d’œil la loi islamique. Il a traité aussi dans un chapitre (74-84) les cinq piliers de l’Islam. Il a à peine effleuré le sujet mais il y a pensé tout de même.
On peut aussi, toujours, à titre d’exemple, citer notre travail sur la vie intellectuelle marocaine sous les Mérinides et les Wattasides que nous avons publiée à Rabat en 1974. le lecteur y trouvera dans les nombreuses notices que nous avons consacrées aux auteurs et à leurs œuvres, des détails parfois précis sur les « Ibadat » qui son bénéficiée, de temps à autre, d’une place plus ou moins importante plus ou moins indépendante. Il faut se donner la peine d’analyser les œuvres en question, en extraire les chapitres qui nous intéressent dans cet essai. Mais d’est un travail d’un autre dimension, qui nécessite évidemment beaucoup plus de temps et de recherches. (1)
Une remarque s’impose ici. Poussant un peu loin nos investigations bibliographiques, nous avons dû avoir recours à une revue marocaine spécialisée de renommée internationale la Revue Dawat al-Haqq que publie soigneusement le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques à Rabat.
 Il faut reconnaître que c’est une revue sérieuse, originale, destinée à faire connaître les différents aspects de la pensée islamique, source qui s’impose et qui se recommande autant par sa structure que par son contenu. Les auteurs qui y collaborent sont avant tout des Marocains. Leur apport, leurs écrits sont indiscutablement édifiants et scientifiques. On pourrait dont récolter dans l’énorme masse des travaux qu’elle publie une matière abondante et riche pour le développement de notre sujet. Mais quelle surprise ! Durant une époque de 30 années à peu près, la Revue en question ne renferme que 21 titres (approximativement) qui traitent des devoirs dévotionnels !
Encore faut-il ajouter que ce ne sont pas des articles de fond malgré le sérieux dont ont fait preuve leurs auteurs. Seul, à notre  avis, fait exception, le travail publié par Bakhat sur le Ramadan Bayna-l-ada- wal-Ibada n° 5 et 6 oct. 1972, pp.4-6.
Les thèmes qui ont le plus retenu l’attention sont avant tout le jeu,e et le pèlerinage. Les autres devoirs n’ont bénéficié d’aucune notice sérieuse. Ajoutons aussi qu’il ne s’agit nullement d’un étude d’ensemble .
Dans le même contexte, nous avons eu affaire aussi à une autre source qui revêt un caractère encyclopédique. Il s’agit d’Al-Mi’yar d’Al-Wancharisi (Fatwa ? Consultations rendues par des théologiens et jurisconsultes maghrébines.
Là le lecteur pourrait trouver de nombreuse « consultations » sur les grandes pratiques culturelles, les conditions, les circonstances qui s’y rapportent etc. Il faut reconnaître que c’est la Prière et le Zakat qui ont le plus mérité une place suffisante dans cette masse de fatwa, que contiennent les douzes volumes d’Al-Wancharisi.
Mum de profits scientifiques sans pour autant accepter tout ce qu’il contient. Il faut être suffisamment préparé pour cette mission qui s’impose aujourd’hui plus que jamais. Il y a l’arrière plan à dévoiler, le contexte général à découvrir à « déchiqueter ». Il y a pour ainsi dire le fil conducteur qui charge et qui surcharge les pensées intimes développées.
Il faut « se pénétrer » de la méthodologie employée par ces orientalistes mis en cause et connaître ainsi la logique à laquelle ils obéissent dans leurs travaux de recherche et dans tout ce qu’ils produisent. Cette façon de procéder nous procure quelques garanties et nous permet, chemin faisant, de signaler les erreurs et de redresser les abus en vue de rectifier et de rétablir les situations compromises. Nous rendons ainsi à nous-mêmes et à ces orientalistes visés d’inestimables services puisqu’il s’agit d’une collaboration commune, d’une œuvre réalisée, de concert, sur des bases nouvelles.
Ainsi le dialogue longtemps recherché entre l’Orient et l’Occident sera établi lui aussi sur de nouvelles bases solides et saines caractérisées par la légalité, la justice, l’harmonie des rapports, la compréhension mutuelle, l’entente réciproques, la reconnaissance de l’un par l’autre et vice-versa, autant de conditions et de valeurs qui ont souvent fait défaut dans les relations entre l’Orient et l’Occident sur le plan bien entendu de l’orientalisme. C’est à cette condition seulement qu’une œuvre commune pourra être solidement bâtie et permettra d’aller plus loi dans l’élaboration et la mise en valeur de ce patrimoine culturel commun, de son actualisation de « sa mise en point ». C’est à cette condition que les parti pris, les préjugés seront à jamais éliminés et feront place à des rapports de confiance, d’entente, de cordialité et de respect mutuels. Ce sont les relations culturelles, d’un façon générale qui doivent en profiter et faciliter les relations tout court entre les peuples et les nations.
Revenons maintenant à l’aspect culturel du patrimoine culturel qui nous intéressé ici dans le domaine du culte islamique. Commençons d’abor par ces articles de fond dont fourmille l’Encyclopédie de l’Islam (an. Et nouv) cette œuvre monumentale qui, avouons-le constitue une documentation de base on ne peut se passer, un instrument de travail indispensable. En plus de sa valeur documentaire, elle présente aussi un intérêt bibliographique certain. Evidemment, ici, comme ailleurs s’impose une méthode critique afin d’aboutir aux résultats espérés (voir essentiellement, art, « Sawn », « massid », « Salat », « Muezzin » etc) Gaudegroy-Denombynes a fourni un effort gigantesque  pour composer son ouvrage sur le Pèlerinage à la Mecque (Paris 1923). C’est une œuvre monumentale aussi qui a besoins cependant d’être revue et mise à jour. L’auteur n’a pas été ambitieux comme il l’avoue lui-même. Malgré l’énorme masse de renseignements et de détails qu’il a apportés sur les Lieux-Saints, il n’a pas cru devoir traiter le sujet sous ses aspects politiques et religieux. Il y avait pensé au départ, mais il y’a renoncé faute de temps et de possibilités physiques aussi. Il s’est attaché surtout à la description des scènes et des événements qui se déroulent pendant la période du Hajj à Makka. Détails nombreux et précis. Pas de bibliographie cependant. Seules des références en bas des pages apportent des éclaircissements au texte.
Bousquet (G.H.) « Les grandes pratiques cultuelles de l’Islam » (Paris 1949). Travail condensé qui se termine par une longue conclusion sur les caractères sociologiques et l’avenir du culte en Afrique du Nord surtout. Toutefois l’auteur s’est borné à étudier en particulier, la prière, le jeûne et le pèlerinage. L’aumône légale n’a pas trouvé de place dans ce tableau d’ensemble qui comprend heureusement quelques éléments bibliographiques.
Ces deux monographiques, rédigées par deux  orientalistes assez bien connus constituent à elles seules un modèle d’orientalisme et renseignent suffisamment sur la méthodologie de leurs auteurs.
Comme nous y avons fait déjà allusion, on peut trouver dans des ouvrages d’islamologie sible aux esprits peu initiés. Sur le plan didactique et pédagogique, elle présente un intérêt certain. On ne saurait donc insister sur la valeur de cette monographique qui, à notre avis, doit figurer au programme des lycées et Universités.
Tabbara (AdAb) Rouh as-Salat fi-l-Islam (Beyrouth, 1984) comme l’indique son titre, cet ouvrage est consacré uniquement à la prière, qui est, comme on le sait la principale manifestation du culte musulman Etude méthodique qui cherche à mettre en relief la valeur spirituelle, sociale et morale de cette grande pratique dévotionnelle. Fait parfois des comparaisons entre les différentes écoles juridiques sans oublier les doctrines Chiites.
Al-Ansari, abd al-Qouddous, as-Siyyam wa tafsir al-Ahkam. Etude plus historique que théorique consacrée essentiellement au jeûne. L’auteur s’efforce d’expliquer, de faire comprendre le sens et la portée du jeûne, revient aussi en arrière pour puiser des exemples aux sources lointaines. L’ouvrage comprend aussi des poèmes, des points de vue de personnalités culturelles toujours à propos du Siyyam ».
Travaux en langues européennes
Les travaux d’orientalistes ne son pas à négliger ou à rejet catégoriquement comme certaines le pensent et le recommandent. Il faut une juste position, une position critique, sélective, positive, réaliste et objective. On le sait, l’orientalisme est actuellement et depuis fort longtemps l’objet de critiques acerbes, d’attaques violentes, de dénigration à cause sans doute de certains de ses représentants qui n’ont pas manqué à différentes occasions, de déclarer, ouvertement leur hostilité, qui ont à peine caché leur haine, leurs sentiments impérialistes et colonialistes à l’égard des Arabes et des Musulmans qu’ils ont considérés comme infé……………
Nous conduire vers des positions extrémistes et nous entraîner à fermer les yeux sur tout ce qui a été bâti, tout ce qui a été réalisé par cet orientalisme « maudit » Il faut reconnaître cependant que parmi ses représentants, il en est heureusement qui ont dès les départs compris le sens de leur mission, et cherché à étudier et à produire sans s’engager dans des voies idéologiques déterminées, sans se laisser trop influencer par ces courants politiques ou autres, ceux qui ont trop endoctriné les autres, ceux qui se sont écartés de a voie scientifique. Durant plusieurs années, ces orientalistes exceptés, ont fait preuve, la plupart du temps, de neutralité scientifique, d’intégrité intellectuelle, d’honorabilité morale. Il leur arrive cependant de pêcher, de donner libre cours à leur subjectivité, à leur imagination et de commettre, parfois sans le vouloir, des erreurs d’interprétation, de tirer des conclusions hâtives qui faussent à la réalité et qui dénaturent les textes étudiés. Cela est certain, mais dans tous les cas, il s’agit d’erreurs, de faux jugements et non d’un attitude intéressée et recherchée tendancieuse, dictée par des arrières pensées, par l’idéologie de l’orientalisme en général.
A ces savants intégrés, nous devons reconnaître le mérite, d’avoir contribué à faire connaître auprès des Non-Arabes, des Non-Musulmans et des Musulmans parfois aussi, la pensée cultuelle arabo-islamique, sa réalité profonde, son sens et son authenticité, son originalité, sa vocation universelle.
Leurs œuvres en sont un témoignage éloquent. Elles reflètent assez fidèlement, leurs pensées, leur mentalité à l’égard de celui qui n’est pas Chrétien, qui n’est pas européen, qui n’est pas occidental, qui ‘*n’est pas l’autre etc…
Quoi qu’il en soit, compte tenu des considérations qui précèdent, d’importantes mesures de précautions sont indispensables dans ce domaine pour mettre à contribution ce patrimoine culturel jugé suspect et en tirer le maxi-
Et facilement assimilées. Cette façon de les appréhender simultanément et conjointement leur confrère sur le plan méthodologique une physionomie qui doit les identifier davantage- et authentiquement,t – et sauver ainsi leur personnalité  à travers les nombreux écrits – dont elles font partie la plupart du temps – qui sont consacrés aux différents aspects de la loi islamique. les ouvrages de « fiqh » comprennent d’habitude dans un même ensemble « Ibadat » et « mouamalat » us et coutumes, relations sociales, commerciales, statut personnel etc… Elles sont rarement dissociées.
Il s’agit, encore une fois, à ce niveau, de les traiter indépendamment en les insérant dans un seul et même cadre pour faire saisir – dans toute l’acception du terme personnalité, pour faire refléter aussi leur complémentarité, leur compréhension mutuelle, les rapports réciproques qu’elles entretiennent,  leur inter complémentarité. Car c’est dans ce cadre global « d’entraide et de solidarité » qu’elles apparaissent sous leur vrai visage, c’est dans ce cadre aux contours limités et précis qu’elles se définissent clairement les unes en fonction des autres.
De telles remarques, à propos d’une documentation appropriée, ne doivent pas cependant nous dispenser d’indiquer ici, au moins sommairement et à titre d’exemples seulement – en plus des ouvrages que nous avons mis à contribution et qui figurent au bas des pages comme références – ceux qui doivent figurer comme tels dans ces Avant-Propos. IL ne s’agit nullement d’une opération sélective, destinée à mettre en relief les valeurs respectives de chacune des sources utilisées ou simplement citées à titre comparatif ou en vue d’une étude plus approfondie.
Il s’agit plutôt de mettre l’accent sur les options retenues, les orientations méthodologiques suivies par certains auteurs, ceux particulièrement qui ont apporté à l’œuvre commune une certaine contribution.
Commençons d’abord par l’œuvre monumentale d’ac-Dahliwi, ach-Chaykh Ahmed Chah, dont le titre Houjjat allah al-Baligha (Beyrouth, 1355h.) ne paraît pas cependant avoir un rapport direct avec la question que nous nous sommes posée dès le départ. Il est certain que c’est une œuvre qui n’y réponde pas directement et aussi rapidement. Reconnaissons cependant que c’est une étude détaillée (trop même), qui dépasse sur le plan, théorique comme sur le plan pratique, les limites prévues pour l’établissement d’une monographie aussi succincte que possible, aussi concrète. Trop abstraite, trop théorique, elle aborde dans le même cadre des questions connexes bien sûr d’ordre philosophique métaphysique, dogmatique, dont l’intelligence et la compréhension ne sont pas à la porté de tous les esprits, des lecteurs insuffisamment instruits en matière d’islamologie, et de culture rituelle plus précisément/ D’un niveau supérieur, la Houjja nécessite un commentaire, une analyse systématique de nature à expliciter son contenu, le rendre accessible à nos étudiants et lecteurs francophones.
Passons maintenant à d’autres exemples, plus modestes, plus pratiques, mais qui présentent cependant un intérêt certain pour la connaissance directe des devoirs dévotionnels. Nous pensons tout de suite à Al-Qardawi (Dr. Youssouf), Al-Ibadat, fi-L-Islma, (Dawha, 1971)/ C’est une étude d’ensemble, assez développée, soigneusement structurée, plus pratique que théorique, appuyée sur de nombreux exemples.
An-Naawi (Ab. H.Ali); Al arkan al Arbaa, les quatres piliers, la prière, l’aumône légale, le jeû,e et le pèlerinage (k. 1978). Se distingue par son caractère comparatif des autres religions, son attachement aussi aux valeurs spirituelles et morales.
Badran (Abou-L-Aynayn), Al-Ibadat al islamiya, (Alexandrie ; 1969), Travail suffismment documenté, solidement structuré, accorde une importance relative aux doctrines sunnites, des quatre écoles juridiques.
Abdou (M.Ismaïl) Al-Ibadat fi-L-Islam (Le Caire, s.d). C’est une étude d’ensemble ori de formation en même temps. Et c’est à dessein donc que nous nous sommes arrêtés au domaine doctrinal, théorique laissant de côté l’aspect pratique que nous nous proposons de développer dans un prochain avenir.
Cette prise de conscience constitue un engagement intellectuel et affectif, un acte de foi primordial, un préalable qui ouvre l’accès à l’action pratique, légale et légitime, aux œuvres qui conditionnement et qui concrétisent l’intention, le credo, appliqués aux différentes attitudes à observer dans l’accomplissement régulier des devoirs dévotionnels. Ce n’est qu’à cette condition que la synthèse recherchée pourra se réaliser.
Telle est, en gros, la démarche que nous avons envisagée pour la réalisation de modeste travail. Elle nous a permis d’aborder notre sujet en essayant de le développer sous ses aspects théologico-cuturels, dogmatiques, socio-politiques, sociologiques et éducatifs. Projets ambitieux, nous dira-t-on. C’est certain. Nous en sommes parfaitement conscient. Une telle entreprise nécessiterait en effet, beaucoup de temps, d’énergie et d’efforts soutenus. Mais, comme nous y avons fait allusion, notre but a été de toucher un grand public de lecteurs désireux de connaître aussi rapidement que possible, mais un peu profondément, les véritables tendances de la loi islamique en matière du rituel son sens sa réalité profonde.
Dans ce domaine en particulier, il reste beaucoup à faire. Bien des thèmes méritent d’être développés avec tout le soin et la profondeur qu’ils mérite : l’origine, l’histoire, la philosophie des devoirs culturels, de l’Obéissance générale à la Toute-Puissance Divine, à partir du Texte sacré, de la Sounna aussi suivant un ordre donné, une structure déterminée.
Ces sources scripturaires n’ont pas été suffisamment exploitées à cet effet. Combien de versets combien de Hadits restent à extraire et à étudier groupés autour de thèmes précis. La ………..de la plus haute importante de connaître et d’analyser pour en tirer la maximum d’enseignements au profit des Ibadfat et de leurs prolongements dans la vie socio-politique, socio-cuturelle. Ce travail d’analyse et de compilation n’a pas été non plus réalisé. Toute une littérature à dégager et à structurer en vue d’une étude systématique des grandes pratiques culturelles.
Reste aussi le côté purement pratique, les œuvres proprement dites, les conditions dans lesquelles elles doivent être appliquées selon les doctrines sounnites, hanafites, malikites, chafiites et hanbalites, au sei, de chaque école, de chaque « madhab » ou à la lumière des doctrines hétérodoxes, « kharigites », «  Chiites », « mutazilites », etc.. C’est une étude comparée, comparative qui s’avère aussi indispensable.
Le présent essai ne prétend donc nullement épuiser tous les aspects de cette question aux multiples faces, aux dimensions assez larges et profondes. Il faut procéder par étapes successives suivant une progression déterminée, un plan qui permettre de suivre l’enchaînement des idées, des lois et des principes. C’est notre principal souci, notre façon de concevoir ce gendre de travail qui s’adresse à des lecteurs particuliers, qui ne sont ni profanes ni spécialisées.
Si maintenant on jette un regard rétrospectif sur la littérature des « Ibadat » on s’aperçoit malheureusement que jusqu’à présent rares sont les travaux d’ensemble qui leur ont été consacrés. La plus part du temps, ce sont des articles ou des études de détail qui traitent indépendamment chacune des grandes obligations fondamentales, soit la prière, l’aumône légale ou le jeûne et le pèlerinage. Il s’agit généralement d’articles de presses ou de revues spécialisées. Envisagées dans leur ensemble, dans leur totalité agissante, leur interférence, leur interdépendance, jouant ainsi un rôle de complémentarité et d’interdisciplinarité, ces obligations gagneraient en effet à être bien comprises?

 

L’Islam et les obligations fondamentales Par
Mohamed Benchekroun
Professeur à l’Université Mohammed V Rabat


L’Islam, religion universelle, on le sait, se manifeste sous plusieurs aspects, extrêmement riches, infiniment variés, dans tous les domaines, dans les comportements d’individus et de groupes, qui composent la communauté islamique dans sa totalité.
Mais la principale manifestation, la manifestation par excellence, est certainement celle qu’on a pris l’habitude de désigner par le mot « culte » bien que ce dernier terme ne soit pas la traduction exacte de ce que nous entendons en Islam par « Ibadat ».
Comme nous aurons, l’occasion de le voir après, les « Ibadat », les obligations fondamentales, présentent, par rapport au culte chez les Chrétiens un caractère particulier. Leur signification, leur portée leurs prolongements dans tous les domaines de la vie, leurs répercussions immédiates et lointaines, tout cela confère une valeur temporelle et spirituelle qu’il faut avoir la peine de connaître, afin de se prendre compte des possibilités infiniment grandes qu’offre le servie à dieu sous son aspect fondamental.
Ces répercussions et ces incidences, très diversifiées, ne sont pas toujours prévisibles, ne sont pas toujours perceptibles par ceux qui n’y sont pas suffisamment préparés. Un certain savoir, une certaine préparation sont en effet indispensables pour la connaissance immédiate et profonde de ces « Ibadat », pour leur application aussi.
C’est à ce propos qu’il nous a été demandé de rédiger quelques articles. Certains de ces articles ont été publié par le quotidien national « l’Opinion » à l’intention des étudiants, des lecteurs français d’une façon générale. La question nous a quelque peu embarrassée au départ. Faut-il se contenter du vulgariser ou, au contraire, essayer de traiter à fond le thème proposé. Nous avons dû hésiter avant de nous engager dans cette entreprise juridico-culturelle, juridico- religieuse. Nous avons finalement opté pour une question intermédiaire, celle du juste milieu.
Il a fallu donc opérer un grand choix parmi tous les éléments qui paraissent constituer la trame, le fond de la structure, l’arrière-?

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(1) Consulter également les ouvrages que nous avons consacrés aux aspects culturels et institutionnels de l’époque mérinides ( Le milieu marocain….Rabat. 1970 pp. 30-45 ; Aspects de la culture marocaine…Rabat 1970..

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